Le voyeur Louis Robichaud plaide finalement coupable

Louis Robichaud, ancien professeur de sciences au secondaire dans une école de Jonquière, a finalement plaidé coupable de tous les chefs d’accusation qui lui sont reprochés, mercredi, au palais de justice de Chicoutimi.

Chemise blanche, bien coiffé et rasé de près, l’ancien professeur de 36 ans n’est pas très loquace à la barre. Quelques hochements de têtes et des réponses monosyllabiques aux questions du juge. Resté de marbre pendant l’énumération des faits qui lui sont reprochés, il s’est contenté d’acquiescer pour confirmer qu’il plaidait coupable. Il a reconnu avoir placé une caméra de surveillance dans la douche de l’une de ses amies, Mme Duchêne, d’avoir pris le contrôle de son téléphone portable et de ses réseaux sociaux et d’avoir possédé 31 CD de contenu pédopornographique.

Il est donc revenu sur ses premières déclarations faites devant le tribunal en juillet 2020, où il avait plaidé non coupable de tous les chefs d’accusation et avait renoncé à son enquête préliminaire.

« Une quasi-histoire d’amour qui vire au drame psychosocial »

Les faits datent de septembre 2019. Mme Duchêne, une amie proche de l’accusé, repère une caméra de surveillance installée dans sa douche. Au moment de prévenir les forces de l’ordre, elle s’aperçoit que quelqu’un peut contrôler son téléphone à distance.

C’est finalement en traçant l’adresse IP de la caméra que les enquêteurs remontent la piste de Louis Robichaud. Lors de la perquisition à son domicile, les policiers découvrent de nombreux enregistrements de Mme Duchêne et d’une autre victime, ainsi que du contenu pédopornographique.

Pour les avocats, il s’agit d’une relation protectrice qui a tourné au malsain, « une quasi-histoire d’amour qui a viré au drame psychosocial », l’accusé ne parvenant plus à dissocier le bien du mal. Il a d’ailleurs lui-même reconnu que ses agissements « n’avaient plus de bon sens ».

Suspendu de ses fonctions d’enseignant, M. Robichaud avait interdiction de s’approcher des deux victimes, et n’avait pas non plus le droit de rester seul à proximité d’enfants dans des écoles ou des parcs.

La prochaine audience a été fixée au 26 janvier 2022, en présence des témoins.